Les Répliques

Réplique à ressort

Par réplique à ressort ou « spring« , on entend une réplique dont la propulsion de la bille se fait par de l’air comprimé via un ressort. Ce ressort est, quant à lui, comprimé avant le tir par l’utilisateur.

Dans cette catégorie, il existe principalement deux catégories de répliques :

  • Les bolts ou répliques de précision : généralement limités en billes, ils bénéficient généralement d’améliorations installées par les joueurs, comme un canon dit « de précision », un ressort plus raide augmentant la puissance de la réplique et toutes autres pièces utiles à l’amélioration de la portée et de la précision. Ils sont relativement peu bruyants mais leur cadence de tir est limitée et la force employée pour réarmer leur ressort à chaque tir augmente proportionnellement à la raideur du ressort utilisé. Ces répliques de fusil de précision peuvent avoir une énergie cinétique allant jusqu’à 2 joules, limite légale en France, mais peuvent néanmoins dépasser facilement cette limitation contrairement à certaines autres types de répliques limités par des mécanismes internes compliqués et fragiles. Il est néanmoins important de noter que pour les très grosses puissances, ces répliques « spring » deviennent obsolètes face à un bolt directement alimenté en air comprimé à cause de leur difficulté à les recharger. Leur utilisation, conditionnée par leurs caractéristiques, implique ainsi de fait une méthode de jeu se voulant plus élaborée et prenant appui sur l’art du camouflage, la discrétion et la précision des tirs. Les joueurs adoptant cette méthode sont considérés comme snipers.
  • Les autres répliques ne rentrant pas dans la première catégorie sont classées comme réplique « spring » ou manuelle. Ces répliques ressemblent le plus souvent à des pistolets, mais il existe aussi des modèles de type fusil d’assaut. Elles ont souvent une faible puissance et une piètre précision face à leurs concurrentes directes (AEG, GBBr, etc…). Ces répliques ne sont généralement pas du tout utilisées en jeu.

Réplique à gaz

Les répliques à gaz se divisent en plusieurs catégories :

  • GBB (Gas Blow-Back) : Leur principe de fonctionnement repose sur le principe du semi-automatique, chaque pression sur la détente déclenche la percussion d’une valve qui va libérer une partie du gaz. Celui-ci va propulser la bille et actionner un bloc pompe qui va avoir pour effet de ramener la culasse en arrière puis en avant au moyen d’un ressort de rappel. Ceci permet l’introduction d’une nouvelle bille dans la chambre de tir. Étant donné leur principe actif (le gaz, souvent un réfrigérant ou un dérivé du propane à l’état liquide), les performances (puissance notamment) sont fortement influencées par la température ambiante. En effet, en dessous de 0 °C ou par faible température, presque aucun GBB ne fonctionne correctement, le gaz n’ayant pas la possibilité de se dilater correctement. Ces répliques peuvent soit tirer en coup par coup (semi-automatique) ou en rafales (automatique) suivant leur type et leur mécanisme interne. Les mécanismes GBB ont l’intérêt du réalisme en simulant le recul de la culasse. Mais contrairement aux armes réelles, le canon a plutôt tendance à plonger lors du tir (alors qu’il se cabre sur une arme réelle). Cela s’explique par le fait que la quantité de mouvement du projectile est minime. L’effet mécanique du gaz consiste essentiellement à projeter la culasse vers l’arrière, l’effet de recul s’appliquant alors au reste de la réplique et provoquant son pivotement vers l’avant.
  • GBBr (Gas Blow-Back Rifle) : Même principe que pour les GBB, mais appliqué sur une réplique de fusil d’assaut.
  • NBB (Non Blow-Back), parfois GNB (Gas Non-Blowback) : Réplique dont la culasse n’effectue pas un mouvement d’aller retour lors du tir. Le système est simplifié a l’extrême : ici le gaz ne sert qu’à propulser les billes. La culasse n’étant plus mobile, il en résulte une économie en gaz non négligeable et une meilleure fiabilité. Le chargement des billes s’effectue par un système mécanique actionné par la détente de la réplique, ce qui explique la relative dureté de la course de détente. Ces répliques ne tirent qu’en semi-automatique, puisque les modes de tir automatique requièrent un mouvement de chargement.
  • CO2 : Les répliques qui utilisent du dioxyde de carbone, notamment certaines répliques automatiques, l’air étant contenu dans des bouteilles similaires à celles employées aupaintball, des sparklets. Les répliques à CO2 peuvent avoir une culasse mobile (type GBB). À noter que certaines de ces répliques sont relativement plus puissantes que les GBB conventionnels (environ 400 ft/s120 m/s) et sont donc habituellement peu utilisées en partie d’intérieur pour prévenir des blessures. (CQB).
  • Il existe une modification de certains « GBBR » permettant de relier le réservoir de gaz du chargeur à une bonbonne via un boyau spécial que les utilisateurs appellent le système HPA (sigle pour « High Pressure Air »), ou littéralement « air à haute pression ». Quelques répliques et pièces connues sont adaptées à l’utilisation de ce système comme la plateforme Polarstar, Wolverine SMP, Daytona et Tippmann. Les gros avantages sont que le joueur peut passer plusieurs chargeurs sans devoir remplir son gaz, la supression de la perte de puissance due à l’expansion et le refroidissement de l’air résultant en une meilleure consistance dans la précision et la puissance des tirs et la capacité de jouer l’hiver. Des groupes de pièces imitant une cartouche de CO2 permettent aussi la conversion de quelques pistolets dont le chargeur utilise normalement ces cartouches comme source de gaz.
  • Lance-grenades : Certains AEG peuvent être équipés de lance-grenades, notamment les M16 et dérivés, les G36, les AK47 et dérivés et les tout nouveaux SCAR. Ces accessoires se fixent de 2 manières différentes suivant les modèles :
    • Soit directement sous le canon à la place du garde main (démontage partiel souvent nécessaire)
    • Soit sur un rail au standard 20 mm (type « Picatinny ») attaché au garde main (rapidement détachable)

Les grenades fonctionnent selon le principe de la chevrotine et sont alimentées par du gaz. Les billes sont placées dans des tubes situés à l’avant de la grenade (de 18 à200 billes dans 12 tubes en général), et la grenade est insérée dans le lance grenade. La visée est relative car les billes retombent vite, le système n’étant pas équipé de hop-up.

Certaines grenades tirent des grosses balles en caoutchouc ressemblant à des flashballs, mais cette variante est extrêmement rare.

Réplique électrique

Le lanceur automatique AEG (Automatic Electric Gun) ou AEP (Automatic Electric Pistol) pour les répliques d’arme de poing. Ces répliques éjectent les billes (en semi-automatiques ou en rafales) grâce à un système électrique contenu dans un composant appelé gearbox : un moteur électrique entraîne des engrenages, entraînant eux-mêmes un piston qui va comprimer un ressort. À la fin du cycle, les engrenages relâchent le piston qui va, par la détente rapide du ressort, comprimer un volume d’air plus ou moins grand suivant le cylindre installé. Du fait du faible prix de l’électricité, ces répliques sont peu onéreuses à l’usage.

Ces répliques permettent une utilisation soutenue et une autonomie assez élevée en fonction de la puissance et la capacité de la batterie utilisée. Leur puissance est modifiable par simple changement du ressort, mais le renforcement de nombreuses autres pièces peut s’avérer nécessaire afin de conserver la fiabilité de la réplique et éviter les casses.